"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

Dernières nouvelles

Pas d'article dans la liste.

 

A lire aussi ...

La Cour d'Appel de Versailles à rejeté la demande d’extradition formée contre le docteur Rwamucyo Eugène

 

Dr Eugene Rwamucyo

Dr Eugene Rwamucyo

La Cour d'Appel de Versailles à rejeté la demande d’extradition formée par le gouvernement rwandais contre le docteur Rwamucyo Eugène sur le fond et sur la forme, et a ordonné sa libération immédiate.

"La justice francaise a fait preuve de son indépendance et de son impartialité", a déclaré le médecin à sa sortie de la prison des Yvelines à Bois d'Arcy, accompagné de ses avocats, Me Philippe Meilhac et Stéphane Boulin.

Voici quelques réactions à ce sujet dans la presse.

_________________________________________

Un médecin rwandais accusé de génocide libéré en France, Kigali "indigné"

Photo prise en octobre 2009 de Eugene Rwamucyo, accusé de génocide par le Rwanda et remis en liberté mercredi 15 septembre par la justice française.

AFP/PHILIPPE HUGUEN

Photo prise en octobre 2009 de Eugene Rwamucyo, accusé de génocide par le Rwanda et remis en liberté mercredi 15 septembre par la justice française.

Le Rwanda s'est dit "indigné et déçu" par le refus de la justice française d'extrader vers Kigali un médecin rwandais soupçonné d'être impliqué dans le génocide des Tutsi en 1994. L'ambassade du Rwanda à Paris "exprime sa profonde indignation et sa déception à la suite de la libération d'Eugène Rwamucyo, un génocidaire présumé" dont Kigali "avait demandé l'extradition" explique un communiqué publié mercredi 15 septembre.

L'ambassade fustige le "risque de consacrer l'impunité", en dépit de "l'engagement ferme, des plus hautes autorités de l'Etat français, de poursuivre et de punir les responsables du génocide des Tutsi réfugiés sur son sol". La cour d'appel de Versailles a refusé mercredi matin l'extradition du médecin rwandais et a décidé de sa remise en liberté, mettant ainsi fin à la procédure.

Eugène Rwamucyo avait été interpellé en mai lors d'une cérémonie d'obsèques en région parisienne, en vertu d'un mandat d'arrêt international délivré par le Rwanda en 2007. Il est notamment accusé par Kigali d'avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l'une sous l'égide du premier ministre de l'époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Environ 800 000 Tutsi et Hutu modérés ont été tués, selon l'ONU, entre avril et juillet 1994 au cours du génocide rwandais.

"C'est un soulagement car c'est un dossier très politique et donc c'est la victoire du droit sur la politique", a déclaré Me Philippe Meilhac, l'avocat de M. Rwamucyo.  M. Rwamucyo est par ailleurs visé par une information judiciaire ouverte à Paris en 2008 pour génocide, crimes contre l'humanité et complicités après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). "L'idée n'est pas d'échapper aux procédures", a souligné Mme Meilhac, "Nous avons l'espoir désormais que la justice française accélère le pas et l'entende car il n'y a rien de pire que de ne pas pouvoir se défendre".

Présent à l'audience, Alain Gauthier, président du CPCR, a également demandé que "le juge d'instruction prenne l'affaire en main sur la suite des 17 ou 18 autres dossiers car M. Rwamucyo n'est qu'un parmi d'autres". La justice française a récemment rejeté trois demandes d'extradition vers Kigali de Rwandais soupçonnés d'avoir pris part au génocide, arguant d'un manque de garanties accordées à la défense devant la justice rwandaise.

D'autres procédures d'extradition sont engagées par le Rwanda contre de présumés génocidaires rwandais en France. A Bordeaux, la décision de la chambre de l'instruction est attendue le 7 octobre concernant la demande d'extradition à l'encontre de Sosthène Munyemana, un autre médecin rwandais accusé d'avoir participé au génocide de 1994. Cette décision intervient alors que par ailleurs les juges français en charge de l'enquête sur l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994 sont à Kigali depuis dimanche où ils multiplient auditions de témoins et visites sur le terrain.

Source: LeMonde.fr

__________________________________

La justice française refuse l’extradition d’un médecin rwandais

La Cour d’appel de Versailles à émis ce mercredi 15 septembre 2010 un avis défavorable concernant l’extradition d’ Eugène Rwamucyo, un médecin rwandais soupçonné d’être impliqué dans le génocide des Tutsis en 1994. La justice française a également décidé de sa remise en liberté.

En vertu d’un mandat d’arrêt international délivré par le Rwanda en 2007, Eugène Rwamucyo, agé de 51 ans, a été interpellé en mai dernier lors d’une cérémonie d'obsèques à Sannois, en région parisienne. Kigali l’accuse d’avoir participé à des réunions de responsables génocidaires de Butare (au sud du Rwanda) en 1994. Une information judicaire a également été ouverte à Paris en 2008 pour génocide, crime contre l’humanité et complicité, cette fois après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Selon l’ONU, entre avril et juillet 1994, environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés ont été tués durant le génocide. « C'est un soulagement car c'est un dossier très politique et donc, c'est la victoire du droit sur la politique », a déclaré Maître Philippe Meilhac, l'avocat d’Eugène Rwamucyo, qui explique cette décision, assortie d’une mise en liberté, par l’absence de garanties des droits de son client au Rwanda.

Cette décision ne constitue pas une première. La justice française a récemment rejeté trois demandes d’extradition vers Kigali de Rwandais, soupçonnés eux aussi d’avoir pris part au génocide. Le manque de garanties accordées à la défense devant la justice rwandaise a de même été invoqué.

Toutefois, d’autres procédures d’extradition sont engagées par le Rwanda contre des présumés génocidaires rwandais, présents sur le sol français. Ainsi, le 7 octobre prochain, la chambre d’instruction de Bordeaux doit se prononcer sur la demande d’extradition à l’encontre de Sosthène Munyemanan, un autre médecin rwandais accusé d'avoir participé au génocide de 1994.

Source: RFI

 


 

 

génocide rwandais - Paul Kagame - Designed by Alpha Studio - Avocats Bruxelles - Consultant Euphony