"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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Emmanuel Mushimyimana répond à Catherine Simon: ni Dr Charles Twagira, ni Dr Eugène Rwamucyo n'etaient à la reunion APCR

 

Dr-Charles-Twagira

Dr-Charles-Twagira

Dans son article « l’ombre du génocide » paru dans l'édition du 01.12.09 du journal le Monde, la journaliste Catherine SIMON s’est permise de diffuser délibérément de fausses informations portant atteinte à ma personne et à l’Association pour la Promotion Culturelle Rwandaise (APCR) dont je suis le président. Vu sa grande expérience, j’ai du mal à comprendre qu’elle puisse s’inspirer de racontars, à moins qu’elle cherche à justifier le titre de son article « l’ombre du génocide » pour dire que les mensonges, la désinformation et la manipulation créent des zones d’ombre dans le génocide rwandais.

Cet article pourrait aussi s’intituler, «Quand certains médias font de l’ombre au génocide » puisque au lieu d’apporter aux lecteurs les informations factuelles, Catherine SIMON ne fait qu’apporter, d’une part la confusion (ombre) et d’autre part la lumière sur le pouvoir des médias dans la manipulation et la désinformation.

En effet, elle commence son article en donnant les détails sur ma présence à l’église et ajoute deux qualifications comme si elle me connaissait : « ancien militaire », « président de l’association». Nous lisons dans cet article :

              « …Emmanuel Mushimiyimana, un ancien militaire, président de l'Association pour la promotion de la culture rwandaise (APCR), est assis plus loin…».


L’insinuation de Catherine Simon est aussi fausse que malveillante.

Elle est fausse et délibérément mensongère, car je n’ai jamais été militaire de ma vie. Catherine Simon affirme des faits erronés sans se donner la peine de les vérifier. C’est là une faute déontologique d’une extrême gravité de la part d’une journaliste de son niveau.

L’insinuation est malveillante : l’affirmation relative à ma prétendue appartenance aux anciennes forces armées rwandaises est un raccourci destiné à établir un lien  entre « ancien militaire » et « le génocide rwandais »? Si ce n’est pas le cas, comment le mot « ancien militaire » a-t-il surgi dans son esprit si ce n’est  pour nuire ?

La mauvaise foi, la volonté de manipulation et de désinformation de Catherine SIMON se manifestent également dans le fait qu’elle n’a même pas pris en compte les informations que je lui ai transmises par e-mail. Voici sa question et ma réponse :

            Q : « A quel titre le docteur Eugène Rwamucyo était-il invité à la conférence-débat du 15 mai dernier, à Rouen - réunion à laquelle le docteur Charles Twagira a également assisté »?

            R : La conférence-débat de mai dernier a eu lieu le 16 mai et non le 15 mai. Je n'ai jamais contacté le Docteur Eugène Rwamucyo. Quant au Docteur Charles Twagira, il n'a même pas assisté à cette conférence-débat. 

En dépit de cette information, elle a écrit :

« C'est grâce à l'APCR qu'il (Charles Twagira) a rencontré son confrère de Maubeuge. "Je connais le docteur Rwamucyo, oui. On s'est croisés dans des réunions de l'association", indique Charles Twagira. Car des réunions et des conférences, l'APCR en tient souvent - bien qu'on y parle assez peu de délinquance juvénile ! »

Pourquoi cette désinformation ? Tenir des réunions et des conférences est-il condamnable ? D’autres associations n’en tiennent-elles pas aussi ? Qui doit fixer l’agenda et les priorités de notre association ?


Là encore le mensonge et la malveillance caractérisent l’écrit de Catherine Simon.

Primo
 : Le Docteur Eugène Rwamucyo n’a jamais participé aux réunions de l’association APCR. Ce médecin n’a pas participé à la conférence du 16 mais 2009. Il n’a donc pas pu y rencontrer son confrère Charles Twagira.

Secundo : comme signalé plus haut, Charles Twagira n’était pas non plus présent à la conférence du 16 mai dernier.

D’autres phrases sont révélatrices de la mauvaise foi et de la partialité de la journaliste Catherine SIMON :

              « Le docteur Twagira est présent, au côté de son ami Mushimiyimana, pour accueillir la dirigeante des Forces démocratiques unifiées (FDU), figure de proue de la "majorité hutu"… »

              « Il faut attendre septembre et la manifestation associative rouennaise, Paix en Seine, au cours de laquelle s'expriment des ténors de la "cause hutu", pour que des protestations s'élèvent ».

A aucun moment notre association, ni les conférenciers invités n’ont tenu des propos visant des ethnies. Personnellement, je ne comprends pas ce que signifie, dans le cas d’espèce, « la cause hutu ». Si l’auteur pouvait m’expliquer ce que l’on entend par « la cause hutu », je pourrais me situer et situer l’association dont je suis le président.

Par ailleurs Catherine SIMON évoque  l’inquiétude causée par des propos « révisionnistes » de l’APCR  sans préciser la moindre phrase ou le mot que l’on peut attribuer à l’APCR.

Les lecteurs de l’article de Madame Catherine Simon ne doivent pas être abusés par  la mauvaise foi manifeste dont fait montre cette journaliste aux objectifs douteux.  Il faut aussi faire remarquer que cette forme de harcèlement dont nous sommes la cible n’est pas propre à la France. Ces agissements malveillants, de toute évidence concertés,  s’observent également dans d’autres pays européens et doivent être combattus avec la dernière énergie.

Nous voulons garder confiance en la justice de la France, le pays qui nous a accueillis dans lequel,  comme tout citoyen français, nous jouissons de la liberté. La diffamation n’est que  méchanceté, haine, et c’est pourquoi, j’invite encore une fois toute personne sensibilisée au  drame rwandais à ne pas se laisser entraîner dans les jugements hâtifs.

Que la justice soit rendue à tous. C’est ce droit de l’homme qui est en jeu. Le peuple rwandais ne peut partout être privé de droit, de liberté voire d’existence.

Emmanuel Mushimiyimana, président de l’Association pour la promotion culturelle rwandaise(APCR).
Rouen, le 15 décembre 2009

 


 

 

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