"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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Belgique-Congo-Rwanda: Reynders a-t-il vu des signes de soutien du Rwanda au M23?

 

Bosco Ntaganda

Bosco Ntaganda

27.08.2012. L'histoire des saigneurs de guerre et la visite de Didier Reynders à Kigali:  "La souveraineté du Congo est intangible et le temps des rébellions légitimées par d’improbables négociations est désormais révolu".

Le M23 qui met l'Est du Congo à feu et à sang a une histoire. Et le Rwanda n'est pas en dehors de cette histoire. Les signes de soutien du Rwanda au rebelles de l'AFDRL d'hier et du M23 d'aujourd'hui sont manifestes et incontestables. Le Ministre Belge des affaires étrangères ne dit pas le contraire. En effet, lorsqu'il dit que le Géneral Kabarebe connait tout le monde, il sait de quoi il parle, car, le général Ntaganda est ce chef de guerre formé par l'Arrmée Patriotique Rwandaise au Congo, qui a repris la mission d'un autre général aussi recherché par la justice internationale, Laurent Nkunda actuellement à Kigali au Rwanda. Lire à ce sujet, l'article de Collette Braeckman dans le Soir du 27/08/2012 (lire articles liés).

De Kabila via Nkunda à Ntaganda

Le Zaïre de Joseph Désiré Mobutu est défait par un certain Laurent-Désiré Kabila en 1996 avec l'appui incontestable de l'armée patriotique rwandaise (APR) dirigée par le Général Paul Kagame alors vice-Président du Rwanda. Ce dernier a donné mission à un jeune général de 25 ans, James Kabarebe d'aller installer au pouvoir à Kinshasa Kabila (père), un ami du Président du FPR d'alors, Kanyarengwe Alexis. Les 2 hommes partagent la pitance de l'exil en Tanzanie avant d'être recrutés pour faire valoir la guerre injuste engagée contre le Rwanda aux justifications mensongères de 1990 à 1994. 

Selon les récentes révélations (juillet 2012) de Théogène Rudasingwa, ex-directeur de Cabinet de Paul Kagame devenu président du Rwanda, Kabila (père) sera assassiné par le Rwanda et remplacé au pouvoir par son fils Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo.

En 2008, les rebelles du général Laurent NKUNDA amorcent "leur avancée vers Goma, capitale du Nord Kivu, provoquant la fuite de réfugiés chaque jour plus nombreux - déjà plus de 100 000. Face à l'impuissance de l'armée congolaise et aux critiques des réfugiés, reprochant à la MONUC sa passivité de plus en plus violemment, des hélicoptères de combat onusiens ont attaqué les forces rebelles. Commentaire sur images factuelles et témoignages de réfugiés. La situation s'envenime en RDC, Les rebelles congolais du chef tutsi Laurent Nkunda, qui ont lancé une nouvelle offensive durant le week-end, progressaient lundi vers la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC ).les combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) se sont emparés de certaines villes jetant sur les routes des milliers de réfugiés à Goma, plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre la MONUC, bloquant la route qui mène à son quartier-général, lui reprochant de ne pas être assez ferme envers les troupes du CNDP". (Source: INA, FRance 3).

www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/3759332001020/degradation-de-la-situation-en-republique-democratique-du-congo.fr.html

Reynders a constaté que "Kabarebe connait bien tout le monde au Congo".

Didier Reynders "souhaite donc que le Rwanda mette en oeuvre l’influence dont il jouit au Congo pour contribuer à une solution : « Puisque le ministre de la Défense rwandais, James Kabarebe, connaît tout le monde au Congo, il pourrait peut-être agir positivement en faveur de la paix… » (Colette Braeckman in le Soir du 27/08/2012).

Mushikiwabo tentera de défendre l'indéfendable "secret de Polichinelle"

Le ministre Didier Reynders a prévenu le Rwanda de l'urgence de "bien" se défendre devant le Conseil de sécurité, sans quoi la Belgique appliquerait les décisions contraignantes de l'ONU dans toute leur rigueur. Il s'est longuement entretenu avec le président rwandais Paul Kagame. Alors que le monde occidental tourne manifestement le dos au dictateur Paul Kagame, le ministre belge des affaires étrangères "est le premier Européen à se rendre successivement à Kinshasa et à Kigali depuis le début de la nouvelle guerre à l’est du Congo. C’est aussi parce que, d’une certaine manière, il était le porte-parole officieux de la communauté internationale, chargé de rappeler que la souveraineté du Congo est intangible, que le temps des rébellions légitimées par d’improbables négociations est désormais révolu. Sans circonlocutions, Reynders a souligné qu’il était urgent de mettre fin à la violence à l’Est, urgent aussi de déjouer une « escalade internationale » qui viserait le Rwanda. C’est pour cela sans doute que les agendas ont été bousculés : après une heure d’entretien avec son homologue rwandaise, Louise Mushikwabo, Didier Reynders a été longuement reçu par le président Kagame. A l’issue de cet entretien, désireux de rencontrer la presse en compagnie de sa collègue, il a dû attendre près d’une heure que cette dernière revienne de la présidence, où elle a reçu les dernières instructions avant de s’envoler pour New York. Le Rwanda en effet souhaite venir se défendre devant le Conseil de sécurité de l’ONU, où Mme Mushikwabo tentera de démentir le rapport des experts de l’ONU qui accuse son pays d’avoir soutenu militairement la rébellion du M23 sévissant à l’est du Congo. La ministre devra aussi présenter ses arguments
devant le Comité de sanctions de l’ONU qui se réunira en septembre et pourrait adopter des décisions contraignantes – que la Belgique, le cas échéant, appliquera dans toute leur rigueur".
(Colette Braeckman in le Soir du 27/08/2012)

Les congolais veulent voir la fin du complot.

"Il est évident que le Rwanda est complice de ce qui se se passe à l'Est du Congo" dit Yves de Lubumbashi sur les antennes de RFI. Les armées rwandaises au Congo? Un secret de polichinelle dit l'actuel président Congolais, lui-même issu de cette même armée rwandaise. Inextricable comme situation.

Le Congo est victime de ce qu'on peut appeler un complot. Depuis 1994, tous les moyens ont donc été mis à contribution pour semer le désordre et le trouble au Congo et mieux piller ses richesses.

Le Conseil de sécurité ne manque pas d'éléments pour attester de l'implication rwandaise dans les guerres du Congo, c'est la conversion des anciens protecteurs du pouvoir de Kigali, notamment les américains, qui tarde à déterminer ce qui sera l'heure et le jour de la fin d'un régime qui aura assez fait parler de lui.

Et DVDJ de dire et redire que que Paul Kagame est celui avait rêvé d'être le nouvel Hannibal d'Afrique, sachant vaincre mais sans savoir profiter et faire profiter au peuple de sa victoire. Il s'est évertué à faire déterrer les cadavres faire construire des palais de l'horreur au lieu de réconcilier le peuple qui s'entredéchirait. Il a fait l'apologie de la justice punitive, inique et injuste au lieu de favoriser une justice réparatrice qui favoriserait la vérité et la Paix. Il a érigé le mensonge, la guerre, la violence et la répression en mode de gouvernance.  Hannibal est devenu Caligula.

Les conseils de Didier Reynders lui seront-ils utiles? Le ministre a bien raison de rappeler à Kigali que "la souveraineté du Congo est intangible et que ... le temps des rébellions légitimées par d’improbables négociations est désormais révolu". Sans guerre, on se dirigerait alors vers la paix dont a besoin cette région des Grands Lacs.

DVDJ

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www.rwamucyo.com, 27.08.2012

 


 

 

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