"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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Karenzi Karake: La parcours d'un infiltré stoppé par le Scotland Yard

 

Karenzi Karake n'est pas un officier de terrain, mais un militarocrate qui a occupé différents postes de direction des affaires militaires depuis qu’il a rejoint le FPR dans les années 1989, après avoir servi au sein de l’Armée de résistance nationale ougandaise, la NRA.

Arrêté à Londres le 23/06/2015 au lendemain du vote du parlement rwandais interdisant la BBC d'émettre au pays des milles collines, la brouille entre le Rwanda et le Royaume Uni sera passé par la vérité dite par la BBC "Untotd story" et pris un raccourci nommé Karenzi Karake pour révéler des liaisons incompatibles entre la DMI et le Scotland yard.

Venu à Kigali avec le cheval de Troas, comme officier de la Minuar.

Karenzi est arrivé au Rwanda tout au début des hostilités en 1991 comme officier de liaison avec le "Groupe d'Observateurs Militaires Neutres - GOMN" de l'ONU,  représentant ainsi le FPR auprès du gouvernement rwandais.

C'est en cette période (1991-1993) qu'en sa qualité d'officier de renseignements muni des facilités de l'ONU, il est sorti de son cheval de Troas, et a pu facilement infiltrer les services publics et les collines rwandaises d'indicateurs et de brigades de la morts.

Les brigades de la mort et de la diversion

Le FPR a donné mission à Karake et ses subalternes comme le dit Ruzibiza, d'organiser les brigades de brigands qui ont galvanisé les hordes de tueurs terroristes qui ont tué les populations civiles pour ce qu'elles étaient, par vengeance ou par provocation.

Karake et ses unités infiltrés n'ont pas épargné les étrangers témoins de leurs exactions, comme ce fut le cas des espagnols, américains, anglais et français et autres sans-voix. C'est cette période que vise le mandat espagnol contre les 40 criminels présumés proches du président Paul Kagame.

Ce sont ces mêmes brigades qui ont par diversion semé la panique dans les rangs des Forces armées rwandaises et ont galvanisé les bandes de tueurs qu'on allait par la suite appeler communément "Interahamwe" afin de les accuser de "crimes de génocide".

Le parcours d'un infiltré de toujours

Depuis qu'il a fini son école de cadets en Ouganda (1987-89), Karenzi Karake a été placé à la direction du personnel de l'ISO (Internal security Organisation) et "joua un rôle important de renseignements" (A. Ruzibiza, Rwanda l'histoire secrète, Ed. Panama, Paris 2005, p. 99).

A la lecture du livre de Ruzibiza, on peut penser que Karenzi Karake est resté à Kampala jusqu'au retour de Paul Kagame des USA. Ce dernier l'aurait alors envoyé tout droit sur Kigali avec la MINUOR qui deviendra MINUAR. Il restera à Kigali comme agent diplomatique du FPR dans un pays que son mouvement attaquait. D'aucuns disent qu'il franchissait même quelque fois les portes de la présidence de la République. Rumeur ou vérité, ceci reste à vérifier.

Après l'accord de paix a été signé le 4 août 1983, les mêmes brigades furent déployés sur le territoire national depuis le 06 avril 1994.

Après la prise de pouvoir du FPR en juillet 1994, Karenzi a eu différents postes militaires notamment celui de chef de la formation et des opérations.

Pendant la guerre que le Rwanda a engagé contre le Congo voisin, Karake dirigeait les troupes rwandaises comme commandant de brigade pendant la période 1997-2003, période couverte par le mapping report qui accuse les soldats rwandais de graves exactions et crimes contre l'humanité.

A la victoire du FPR, le lieutenant avait déjà pris du galon et elevé au grade général en reconnaissance des "services d'infiltration de l'ennemi" rendus au FPR.

Promu Général, Karake sera ensuite nommé, entre 2007 et 2009, commandant adjoint (n°2) de la force conjointe de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) et de l’ONU (mission de paix ONU-Union africaine (Minuad) au Darfour. Cette force déployée dans l’ouest du Soudan compte un important contingent rwandais.

Des agences de presse ont rapporté que l’ONU a reçu des pressions pour ne pas renouveler son contrat après que des organisations des droits de l’homme ont fait part des poursuites des juges français et espagnol.

Karake rentre alors au Rwanda. Arrivé au pays, imbu de pouvoir et avec un portefeuille bien garni de per-diems onusiens, le général Karenzi Karake sera soumis à une correction et sera placé sous le coup d’une sanction disciplinaire en avril 2010 et sera remis en liberté en novembre de la même année (2010).

A son placement en résidence surveillée, il était accusé de « mauvaise conduite non conforme aux principes qui régissent la discipline des Forces rwandaises de défense ». A sa remise en liberté, la radio nationale avait précisé que le général avait « reconnu ses fautes » et avait été pardonné par sa hiérarchie.

Du 23 juin 2001 au 23 juin 2015: le Scotland Yard met fin à l'infiltration de la DMI?

C'est le jeudi 23/06/2011 que le président rwandais Paul Kagame place le Général Karenzi Karake à la tête des Services nationaux de renseignements. Comment a-t-il fait après ses 7 mois de résidence surveillée? Comment expliquer que ce même jour, le repenti général Karenzi Karake avait remplacé à ce poste le colonel Emmanuel Ndahiro muté au ministère de la Défense? . Pourquoi le général Richard Rutatina qui était conseiller du président pour les questions de défense et de sécurité avait été fait chef des renseignements militaires et remplacé au poste de conseiller présidentiel par le capitaine Patrick Karuretwa. Ce même jour, ce fut un vrai jeu de chaises musicales à à Kigali, car le colonel Tom Byabagamba qui commandait la garde du président Kagame était nommé chef de l’unité anti-terroriste, nouvellement créée au ministère de la Défense et à l’état-major. Le colonel Dan Munyuza, jusque là chef des renseignements militaires, s'était vu confier la direction des renseignements extérieurs.

Pendant son arrestation à Londres le 23 juin 2015, le général Karenzi Karake était directeur général du service national de sécurité et des renseignements rwandais et se trouvait au Royaume Uni en cette qualité.

Est-ce un coup d'arrêt sommé par le Scotland Yard à l'infiltration de la DMI?

Cyiza cya Magenda ya Matabaro

 


 

 

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