"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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Wencesla Munyeshyaka: la ligne du temps d'un non-lieu

 

Père Wenceslas MUNYESHYAKA

C’est le terme d’un combat de David contre Goliath, la victoire judiciaire qui a dit la vérité et le droit sur cette affaire Wenceslas Munyeshyaka qui a longtemps défrayé la chronique judiciaire et médiatique franco-rwandaise. Voici la ligne du temps de ce non-lieu.

 06 sept. 2015 :

Vingt ans après le début de l'enquête, la justice française a prononcé un non-lieu au bénéfice du prêtre Wenceslas Munyeshyaka. L’état du FPR (Front-Patriotique rwandais) se révèle être mauvais perdant. Il fait dire au CNLG du Dr Bizimana Jean Damascène qui n’a plus d’arguments, de refuser la décision de justice sous prétexte que " L'Abbé Wenceslas Munyeshyaka est impliqué dans le génocide individuellement". La vérité a éclaté au grand jour, le mensonge, même s’il résiste ne peut plus vaincre dans cette affaire-ci. 

19 août 2015 :

Le parquet de Paris s'oppose à ce que Wenceslas Munyeshyaka comparaisse devant un tribunal. Il a en effet requis ce mercredi-là, un non-lieu.

22 avr. 2015 - dix ans après l'accusation des parties civiles, les juges français ont mis un terme à leurs investigations sur l'abbé Wenceslas Munyeshyaka.

De juin à novembre 2007 :

Une deuxième grande bataille judiciaire s’engage entre Munyeshyaka et le gouvernement rwandais qui fait pression sur le TPIR et la France en même temps. L’abbé sera arrêté et incarcéré à 2 reprises (20 juillet au 01 août 2007 et 5 septembre au 19 septembre 2007) à 1 mois d’intervalle. Le TPIR renonce à la demande d’extradition du Père Wenceslas Munyeshyaka et de Laurent Bucyibaruta, et transfère leurs dossiers à la justice française pour qu’ils soient jugés en France. La justice française se saisira désormais du dossier. Par contre, Dominique Ntawukuriryayo sera extradé par la France vers le TPIR.

26 novembre 2006 :

Le gouvernement rwandais décide d’instrumentaliser ses tribunaux et fera condamner à la va-vite et sans preuves ni défense par un tribunal militaire rwandais, l’abbé Munyeshyaka à la prison à vie en même temps que le général Laurent Munyakazi (décédé en captivité). 

26 juin 2006 : 

Le Rwanda ne croise pas les doigts et intensifie sa pression sur la communauté internationale. L’état rwandais qui a un ambassadeur au Tribunal pénal International d’Arusha en Tanzanie obtient de celui-ci l’acte d’accusation contre Munyeshyaka.

 

 

1990

 

 

 

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1995

 

 

 

2007

 

 

 

2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le FPR attaque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mensonge à la violence

 

 

Attentat terroriste du 6 avril

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Obscurantisme

Génocide rwandais

 

 

 

 

 

 

 

Arret Mutimura

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème bataille judiciaire

Pole génocide à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non-lieu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A.    W.Munyeshyaka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1ère grande bataille judiciaire

 

 

 

 

 

 

 

 

8 juin 2004 :

La Cour Européenne des Droits de l’Homme est saisie par une rwando-française Mutimura, tendant à faire condamner la France (sa seconde patrie) pour « retard apporté à rendre la justice dans l’affaire Munyeshyaka (arrêt Mutimura). Le conflit ethnique est ainsi perpétué et judiciarisé en Europe.

23 juin 1999 :

La Cour d’appel de Paris étend le domaine de compétence des juges français au génocide et au crime contre l’humanité. La France adopte cette  loi de compétence universelle appliquée aux seuls exilés rwandais.

2 janvier 1998 :

La Chambre criminelle de la Cour de cassation casse la décision de la Cour d’appel de Nîmes et ordonne la reprise des poursuites.

20 mars 1996 : 

La Cour d’appel de Nîmes déclare que la France n’est pas compétente pour juger des crimes commis à l’étranger, sur des étrangers, par des étrangers (loi de compétence universelle). Une sorte de premier non-lieu diplomatiquement prononcé.

Du 25 juillet au 10 août 1995 :

Première grande bataille judiciaire et médiatique orchestrée par le CPCR et Golias qui portent plainte contre l’abbé Wenceslas Munsyeshaka. Il sera arrêté tambours battants par les parties civiles criant victoire le 25 juillet 1995 à Bourg Saint-Andéol (07) où il exerce son ministère avant d’être remis en liberté 3 jours après, le 28 juillet 1995, sur décision de la Cour d’appel de Nîmes. Une information judiciaire sera ouverte à Privas en France. 

14 juillet 1994 :

Le FPR attaque le Rwanda depuis l’Ouganda voisin. 

06 avril 1994 :

Les terroristes (encore en liberté jusqu’aujourd’hui) abattent  l’avion présidentiel qui emporte sur le coup de force 2 présidents, Juvénal HABYARIMANA du Rwanda et Cyprien NTARYAMIRA du Burundi et leurs suites respectives. Le Rwanda plongera désormais dans l’obscurité totale et un bain de sang sans précèdent du « génocide rwandais ». 

01 oct 1990 :

Le FPR attaque le Rwanda depuis l’Ouganda voisin. La guerre durera 5 ans de coups bas, de mensonges et de violences.

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www.rwamucyo.com, 09.10.2015

 


 

 

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