"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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COP21: Environnement à la lumière de "Laudato si"

 

Pape Francois au Kenya

Liège, 29.11.2015 : A la veille de la COP21, ceux qui osent encore la vie de croyant s’interrogent et apprennent sans étonnement, que l’encyclique du Pape François met l’homme est au centre de l’écologie.

Fasciné par la nature, Jean-Claude Lange nous parle de ses convictions dans cet article, rédigé un 13 septembre 2015 (jour des attentats à Paris), et publié à l'heure de ce premier dimanche de l'Avent et la veille de la tenue de la COP 21.

Il nous livre ici l’étude de l'Ecologie dans le contexte de la mondialisation où nous sommes invités à voir, réfléchir puis agir. Dans un monde où le Pape François, sur les traces de Saint François d’Assise, invite les puissants et les nantis juges de ce monde, écouter les clameurs des pauvres et les gémissements de la terre.

Pour l’anecdote, lors de la consultation d’une victime de la pollution, «un médecin dit à son patient : il va vous falloir arrêter de respirer ». A la lumière de « Laudato si », l’humanité entière est invitée à « voir les eaux empoisonnées, les systèmes de dépollution hyper saturés, le surpeuplement des espaces écologiques, les violences, les attaques des riches et des puissants contre les plus pauvres sans défense. Tout est corrompu. Pour illustrer son propos, il donne l’exemple du  coltan exploité dans les conditions désastreuses. Il semblerait, pour certains, qu’« il y'a seulement des blessés au Kivu. Jamais de mort !!!. Lorsqu’il y’en a, c’est la faute aux rebelles de tout bord. Mensonge au profit de l’industrie informatique, nucléaire et cosmique, car les morts qu'on ne voit pas, ils restent sous terre, engloutis par les éboulements ....  Il y a plus de place pour une globalisation de l'indifférence ».
Les réfugiés de la région des Grands Lacs sont victimes de cette criminelle indifférence. Les guerres au moyen orient, Lybie, Irak, Syrie, les crises économiques de Grèce, ... et ailleurs obéissent à la même règle.

Un croyant, un vrai, doit ouvrir les portes de nos horizons sur tous ces problèmes. Le Seigneur nous dit: « élargis ta tente à droite et à gauche ».

Le dialogue entre la foi et nature:
1. Dieu nous avons enseigne à travers l'écoute, la rencontre et la contemplation de sa création. Le croyant peut chanter le psaume de la création.
2. Écologie de la création symbiote de l'écologie spirituelle qu'on essaye de gommer. La foi est mis à mal par ce manque de consensus mondial où la valeur humaine est inégale selon le lieu où se trouve. Rester et devenir meilleur chez soi est devenu un défi et un risque pour les ressortissants des pays pauvres qui viennent chercher sécurité chez nous. Mais nous ne savons plus la leur offrir.
Ils  viennent chez nous par obligation. Ce désaveu migratoire est en train d'importer l'insécurité que nous croyions avoir vaincu.
3. Impact écologique sur les critères d'hygiène de l'environnement :
- monté des températures
- monté des eaux
- augmentations des précipitation
- acidification des océans.

Réponses du croyant aux questionnements de comment se rassurer lorsqu'on a peur ?  Accumuler, acheter ?

Reuse, reduce, recycle or regret.

Il y'a prise de conscience petit à petit. Acheter est un acte moral.
Nous sommes invités à rejoindre l'homme dans son humanité par une véritable éducation environnementale pour acquérir une véritable citoyenneté écologique.
Partageons nos avions par des prix qui arrangent toutes les destinations, par le covoiturage de nos limousines, pédalons ensemble nos vélos, demandons avant de nous servir. Vivons une vie communautaire unis par une communion humaine dans une vie qui porte une empreinte du créateur, père de toutes les créatures. Refusons le conformisme des médias devenus juges et publicitaires du nouveau.

Vivons une sobriété heureuse.

Prêchons une capacité de vivre une identité commune, une vie communautaire universelle résolument écologique où chaque homme vivra dans une humanité pleine d’«ubuntu», en cette année jubilaire de la miséricorde. Cet enseignement est un clin d'œil des habitants du pays des  « bantu bagira ubuntu ».

Conclusion

L'esprit suscite des chemins nouveaux, pour une collection du bien relationnel entre Dieu et la nature.
"Laudato si" tente de nous présenter un modèle écologique de l'empreinte du divin trinitaire sur l'humain. Vivons au rythme de cette prière du Saint-Père François sur la sauvegarde de la maison commune.

Voici l’intégralité de l’enseignement de Jean-Claude Lange.

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Introduction

Après la 2ième guerre mondiale il était important de relancer la croissance pour l’Europe. Ensuite tout s’est emballé avec la technologie, les moyens de communication…

Et après avoir peu à peu puis de plus en plus rapidement  renoué avec la croissance tant attendue et espérée nous arrivons aujourd’hui à un constat d’une mondialisation de crises multiples :

-          Financière

-          Sociale

-          Écologique

-          Et même spirituelle.

Crises multiples mais reliées entre elles. Le sujet de cette matinée m’intéressait particulièrement car depuis toujours je suis et reste fasciné par  la beauté et l’incroyable inventivité de la nature. Elle me rejoint dans mon chemin de foi. Souvent je me demande où est Dieu- et le Lui demande.  La réponse est devant mes yeux : mais tu me vois dans toute ma création. La beauté d’un paysage, d’une fleur, la force qu’elle développe…Tous ceux que je mets sur ta route- créé à mon image, comme toi ! Alors aujourd’hui je ne peux qu’être inquiet devant le gâchis de notre monde où nous vivons. Qu’en avons-nous fait ? Que s’est-il passé ? Que je le veuille ou non les enjeux écologiques me concernent, font partie de ma vie, mon quotidien dans ma manière de poser mes actes, mes choix et mes rapports à l’autre ainsi même que ma foi. L’intérêt  de plus en plus grand pour ce domaine est arrivé progressivement mais très vite à la fois : des lectures de livres comme Olivier Legendre-Pierre Rabhi-Marie Monique Robin avec « Sacré croissance »  de Frédéric Lenoir avec « La guérison du monde » et d’autres débouchent sur le point d’orgue avec l’encyclique du Pape François : Laudato Si. De plus lors de notre semaine communautaire, le sujet était remis sur la table avec une intervention des Novicki, Peter et Nicole qui consacrent une bonne part de leur vie professionnelle sur toutes implications au réchauffement du climat et ses conséquences.

Donc, vous l’avez compris le sujet de ce matin c’est l’écologie et je me suis largement appuyé sur le livre Laudato Si, cette lettre encyclique qui pourrait se diviser en 3 points : Voir, juger  et agir.

  1. Voir

La dégradation de notre environnement qui va de pair avec la dégradation sociale provoquent « des clameurs des pauvres et des gémissement de la terre » comme dit François. Notre maison commune est de plus en plus salie, polluées, les eaux empoisonnées et le système merveilleux de l’écosystème de défense et recyclage de planète n’arrive plus à corriger ou réguler les agressions continuelles que la terre subit. Quand je dis merveilleux système c’est mon admiration de voir comment la nature tire profit de tout ; La plante grandit et se nourrit par photosynthèse-qui nourrissent les herbivores, qui eux-mêmes  servent aux carnivores (entre autre,  nous !..)qui feront des déchets organiques pour nourrir l’humus et les arbres, plantes etc.. pour recommencer un cycle. Mais nous savons que les industries ,les énergies pour chauffer, les transports etc…provoquent des gaz à effet de serre d’où un réchauffement de la température provoquant la fontes des glace et élévation du niveau des mers. (1/4 de la population mondiale se trouve en zone côtière )La déforestation ( poumons de la planète) débouche sur des immenses territoires qui deviennent désertiques .La biodiversité diminue avec des impacts encore non calculables et même inconnus sur l’avenir de l’écosystème. Comprendre l’importance de mécanisme de notre maison créé par Dieu c’est un peu comme notre système auto-immunitaire. Voyez le corps humain : c’est l’empreinte de notre Créateur. Or l’homme fait partie de cette « biodiversité » ! et a un besoin vital de tout l’environnement qui nous a été donné pour vivre : la nature. Vivre en ville, est possible si…il y a des espaces verts etc… Or souvent il s’agit de plus en  plus d’une concentration démesurée, d’insalubrité, de surpeuplement.

D’où se révèle une composante d’injustices, des violences, drogues, agressivité, peurs et de la pauvreté (à nouveau) avec toute la chaîne de la dégradation sociale. Comme on le voit ce sont surtout les plus pauvres et plus fragiles, ceux qui vivent en marge qui sont affectés. Les nantis se portent bien et le fossé s’élargit du côté des fragilisés par la vie. Véritable scandale d’injustice et d’inégalités. En effet ces populations faibles sont démunies et sans défense face aux intérêts des puissants. Que ce soit en ville comme dans les pays du tiers monde. C’est le même scénario. Mais tout est lié : La nature pillée et violée - comme les pays - comme la pollution partout, tout est relié … nous ne sommes qu’une seule et même famille humaine vivant dans une maison qui nous est commune !!! Il n’y a plus de frontière ni de barrière qui nous permettent de nous isoler, ou d’ignorer ce qui se passe n’importe dans le monde. « Il n’y a pas de place pour une globalisation de l’indifférence»  dit le pape. Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables pour assurer la protection des écosystèmes avant qu’il ne soit trop tard ! c-à-dire : une destruction progressive de notre habitat avec l’impossibilité de survivre ! Oui, la disparition de l’espèce humaine entière.

  1. Juger : Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

C’est le profit qui fait fit de tout, le capital, occulte tout –ne veut rien entendre car tout est sacrifié sur l’autel de la finance : l’ARGENT. Ce sont les intérêts du marché DIVINISES qui dictent la règle absolue. C’est dans ce contexte qu’aujourd’hui se réunit la COP 21 à Paris.  

Qu’est-ce que la Cop 21 ?

Dans le jargon onusien, une "Cop" - pour "Conference of the parties", en anglais - est une conférence annuelle internationale sur le climat sous l’égide l’Organisation des nations unies (ONU). Ce sont des négociations qui visent à ratifier un accord "ambitieux" afin que les 195 Etats signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992, à Rio, lors du sommet de la Terre, réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables des changements climatiques.

Cette rencontre est attendue et préparée depuis longtemps avec beaucoup d’espoir. Enormément de monde se mobilisent et se rendront à Paris. Le pape François en sortant son encyclique explicite admirablement en un langage clair toute la problématique dont nous parlons ce matin et les sujets abordés lors des journées. Au début de notre année j’avais dis à certains :cette année est une année de passages. Je pensais à toutes ces questions de la crise financière-climatique ; mais aussi, à notre communauté : le chapitre qui arrive en août prochain avec un changement de Berger sans doute - à nous-même qui vieillissons et devrons aménager nos activités en nous « donnant » autrement. Bref, pour moi, je vois une interpellation du Seigneur par :

  • L’encyclique de François qui nous invite à sortir vers la périphérie, sortir de nous- même vers les autres, les plus pauvres ;
  • La Cop 21 qui rassemble pour une invitation d’agir ensemble ;
  • Les violences, l’Ukraine, les révolutions des pays arabes - guerres en Syrie-Iran … avec la montée de l’islam ;
  • Daesch qui impose sa loi de destruction systématique de Vie (vendredi noir ! le 13 novembre quand j’écris ceci !)
  • Les crises économiques qui perdurent –Portugal-Espagne puis la Grèce
  • Et enfin le phénomène migratoire - dû aux guerres et violences barbares mais aussi dû aux phénomènes climatiques qui privent les plus pauvres d’eau, de nourriture … de tout !
  1. Agir : Ouvrir les portes saintes

J’y voyais une interpellation du Seigneur pour moi, pour notre société quiète et bien installée dans ses conforts - qu’il nous faut ouvrir notre horizon aux dimensions planétaires et non plus à notre petit monde bien clos et surprotégé. On ne peut plus faire semblant que nous ne sommes pas concernés ! Les migrants sont bien là, ils continuent à arriver, espérant partager un lieu de vie. Oui le Seigneur me disait si tu ne comprends pas tout ceci…. « élargis ta tente, à droite et à gauche ;.. ».

Mais que dit l’Evangile de la Création ?

Science et religion peuvent entrer dans un dialogue intense et fécond. Les récits de la création soulignent que l’existence humaine repose sur 3 relations fondamentales intimement liées : avec Dieu – le Prochain et la terre  (la Nature). Entendre chaque créature chanter l’hymne de son existence c’est vivre joyeusement dans l’amour de Dieu et dans l’espérance. Dieu nous enseigne à travers, l’écoute, la rencontre et la contemplation de sa création. Nous apprenons à nous reconnaître nous même dans la relation avec toutes les créatures - en particulier avec mes semblables. J’explore ma propre sacralité en déchiffrant celle du monde. Et je trouve juste de chanter avec Patrick Richard le psaume de la création.

Les racines humaines de la crise écologique.

Si on ne peut nier les bienfaits qu’ont apporté les progrès techniques – informatiques – les découvertes dans le domaine médical, il faut aussi prendre conscience de l’usage qui en a été fait et l’emprise impressionnante sur notre manière de vivre. Comment  l’humanité a assumé tous ces développements, les pouvoirs acquis et la soif de posséder et d’extraire un maximum d’énergies, de richesses et ce au détriment souvent des pays les plus pauvres. En oubliant ou –ignorant volontairement que ces ressources ne sont pas illimitées. Je ne veux pas m’étendre trop longtemps sur les injustices commises, le pillage systématique de notre planète. Mais il est faux de croire que la technologie résoudra ces problèmes et un retour de croissance ou de rééquilibre écologique.

Prenons conscience que l’on parle d’une écologie Intégrale :

Par écologie intégrale, entendez une interaction entre les écosystèmes et les différents mondes de référence sociale : tout est lié. Toutes les espèces vivantes constituent un réseau que nous n’avons pas encore fini de comprendre. Toute atteinte à une composante a des conséquences sur l’environnement et la qualité de vie humaine. De même tous déséquilibres entre les groupes sociaux auront un impact sur l’équilibre social.

 Quelques différentes composantes d’une société sont menacées :

  • Écologie culturelle (patrimoine naturel –artistique. Sans oublier le Spirituel )
  • Ecologie du lieu de vie  (espace au quotidien dans notre paysage-village-ville-campagne.)
  • Ecologie  de la relation dans le respect de l’autre-de ses droits-à la solidarité et la justice bref une éthique sociale.
  • Ecologie du travail, de la liberté, et l’indépendance financière…

Et d’autres encore sans oublier de penser à ceux qui nous succèdent : nos enfants.  D’où prendre très au sérieux la responsabilité qu’est la nôtre pour relever ces défis. Ce que nous pouvons appeler « solidarité intergénérationnelle »

Vous l’avez compris, il est bien convenu que l’humanité habite et partage un habitat commun, un seul peuple qui partage une « maison commune » D’où il faut trouver un consensus mondial indispensable pour une vie possible pour tous ses habitants.

Benoit XVI affirmait dans la doctrine sociale de l’Eglise :

  • Il faut une économie mondiale assainie
  • Un désarmement intégral !
  • Une sécurité alimentaire pour tous dans un climat de Paix
  • Réguler le flux migratoire
  • Et donc mettre en place une véritable Autorité politique mondiale (hors influences… ? Illustration vidéo)

Mouais ! D’accord ! Par où commencer ? Comment faire ?

Se pencher sur des solutions  à longs termes et non à courts termes-pas sur des profits immédiats (souvent au détriment de nouvelles dégradations). Trouver une diversification de la production qui ouvre d’immenses possibilités à l’intelligence humaine pour créer – innover- résoudre- générer des formes intelligentes de réutilisation, d’économie et de recyclage multifonctionnel…et par là même créer de l’emploi. Faire fleurir une manière plus noble de l’être humain –qui trouve alors sa place comme gestionnaire de ce monde créé pour lui et non de la saccager et piller ces trésors qui lui ont été confiés par Dieu.

Conclusion

Tout ce que nous venons de voir sous-entend un dialogue qui demande patience - inventivité - ascèse et générosité  dans une solidarité qui refait la dignité de l’homme vis à vis de lui-même- bref sa Vraie place.

Education  & Spiritualité Ecologique

 C’est donc à une toute conversion profonde que nous sommes invités à un changement de comportement. C’est un grand défi culturel, spirituel et éducatif

Tout ce qui précède engendre un sentiment d’insécurité, de menace et de peurs, un besoin de se rassurer, en achetant, en possédant, en consommant … comme une obsession avec un repli sur soi et un sentiment d’isolement parfois dû aussi à une propagation de violence dans une société peu favorisée, frustrée de ne pouvoir se permettre ces attitudes compensatoires.

Heureusement une prise de conscience se fait de plus en plus sentir de ce vide qui se révèle dans ces comportements. Et ces consommateurs insatisfaits alors modifient leurs jugements et leurs attitudes. Considèrent d’une façon plus claire l’impact environnemental et leur responsabilité sociale : « acheter est un acte économique, certes, mais aussi un acte social et moral ».

Cet éveil de la gravité de la crise économique, culturelle et écologique appelle à de nouvelles habitudes. Un éveil à un sens de la vie plus humain, moins déshumanisé dirai-je ; à une plus grande lucidité au mythe d’un bonheur que promet la publicité de la modernité. Aux promesses d’un progrès indéfini de vie sans peine, du déni de la souffrance voire de la mort ! Eveil enfin de la présence de l’autre et d’une solidarité indispensable du vivre ensemble, et de la vraie joie du don de soi (cfr les mouvements en faveur des migrants). Il s’agit d’une véritable éducation environnementale à partir duquel une éthique écologique acquiert son sens le plus profond : créer une citoyenneté écologique pour autant que ladite société l’accepte grâce à des motivations  appropriées et des sentiments favorables à la préservation de l’environnement. Des habitudes se modifient, des petits gestes posés : se couvrir plus au lieu de chauffer-réduire sa consommation en eau, trier les déchets, cuisiner ce que l’on pourra manger et non au-delà- utiliser de préférence les transports en commun - lever le pied en voiture, partager le même véhicule, planter des arbres, éteindre les lumières inutiles…  tout cela fait partie d’une créativité généreuse et digne qui révèle le meilleur de l’être humain. Ne pensons pas que ces efforts ne vont pas changer le monde ,car ils répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits bien au-delà de ce que l’on peut constater : des gestes communicatifs et font des exemples qui sont imités et répétés .

Nous touchons alors également les différents milieux éducatifs qui ont un grand rôle à jouer : l’école - la vie sociale - catéchèse et la famille en particulier. Lieu de vie s’il en est. Don de Dieu dira François. Lieu par excellence d’une croissance humaine harmonieuse et authentique.

C’est là que l’on cultive les 1ers réflexes d’amour – du respect et préservation de la vie- lieu d’initiation d’ordre et propreté ; c’est au sein de la famille que l’on fait l’expérience du partage, du pardon ,à dire merci et à demander avant de se servir. Lieu du respect de la propriété et de tout qui m’entoure. Bref une culture d’une vie partagée et solidaire.

Mais seul on ne peut rien.

Des problèmes sociaux exigent une réponse communautaire par:

  • Une  reconnaissance d’un monde et d’une nature Reçu comme un DON et non un DU.
  • Une conscience de faire partie de cet univers
  • Que nous formons un tout
  • Que nous sommes donc liés et unis par une communion universelle avec tous les autres êtres

D’où découle une responsabilité qui nait de la foi. Cela implique de reconnaître qq chose de Dieu dans chaque créature ; une conviction que la vie qui nous entoure porte en elle une empreinte divine. Invitant à poser un regard plein d’admiration et de respect sur tout ce que je vois et rencontre. A ouvrir une relation d’une grande fraternité avec les autres créatures qui se reconnaissent  comme venant d’un seul et même Créateur, Père de tous.

Ce qui m’est « donné » m’invite dès lors à une conversion d’un regard différent : je n’en suis pas propriétaire mais j’en fais partie ! et par conséquent je ne puis faire main basse sur tout ce que j’ai envie ; je ne consomme que ce qui m’est nécessaire. C’est un style de vie qui « goûte » la vie –à petite dose. Et non selon que les médias me poussent à acquérir, à posséder et puis à jeter pour ce qui « Nouveau »

Une sobriété heureuse

C’est  une spiritualité chrétienne attentive à l’autre. Elle propose une SOBRIETE en tout, une sobriété heureuse?! On peut découvrir que l’on peut vivre mieux, plus intensément avec …peu. Savoir limiter certains besoins nous rend tellement plus libres, plus disponibles aux multiples cadeaux qu’offre la vie.

Alors le  fruit de cette sobriété heureuse  c’est la paix qu’elle procure ; La paix intérieure tient dans une large mesure :

  • De la préservation consciente  de l’écologie et du bien commun
  • D’un style de vie équilibré
  • D’une capacité de voir – d’écouter-de faire silence
  • Ce qui permet l’admiration, la louange, la contemplation de l’œuvre du Créateur et ainsi découvrir sa Présence

Comment alors ne pas développer tout « naturellement »un esprit communautaire ? Esprit qui fait attention à l’autre- me libère d’une indifférence- voire de la peur de nos différences. On se reconnait une identité commune. On développe une attention aux moins favorisés, plus fragiles et une solidarité se développe avec une reconnaissance  que nous habitons ensemble, non seulement sur une même planète mais dans une maison commune que Dieu nous prête.

L’univers se déploie en Dieu qui le remplit tout entier. Nous faisons l’expérience de la connexion intime qui existe entre Dieu et tous les êtres.

Le pape François: le Père qui est la source de tout.

Le Fils par qui tout a été créé, avec un lien particulier quand Il s’est uni à la terre quand Il a été formé dans le sein de Marie.

Et l’Esprit Saint  qui anime par le lien d’Amour est à l’œuvre et suscite sans cesse des nouveaux chemins.

C’est bien une empreinte Trinitaire qui imprime la vie sur la Vie, et c’est un modèle divin pour tous et chacun.

Toutes les créatures tendent vers Dieu dans un tissu de relations. Nous sommes marqués par ce besoin – cette soif de multiplier les relations qui s’entrelacent tout au long de notre  vie.

C’est la clé de lecture sur ce monde, c’est aussi la clé pour notre épanouissement.

En effet, plus la personne humaine grandit, plus elle mûrit et plus elle se sanctifie à mesure qu’elle entre en relation, quand elle sort d’elle-même pour vivre en communion avec Dieu, avec les autres et avec toutes les créatures. Elle assume ainsi sa propre existence, ce dynamisme trinitaire que Dieu a imprimé en elle depuis sa naissance Tout est lié et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité.

Jean-Claude Lange, 29.11.2015

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www.rwamucyo.com, 30.11.2015

 


 

 

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