"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"

 
 

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Procès équitable impossible au Rwanda

 

Procès de hauts gradés au Rwanda: quatre officiers témoignent à charge

Tom Byabagamba, ex-chef de la garde présidentielle, le 29 août 2014, en compagnie de son avocat.
© AFP PHOTO/Stéphanie Aglietti

« Comment peut-on être juge et témoin dans un même dossier ? », s'est interrogé Me Valery Gakunzi. « Je n'appelle pas ça un procès équitable. »

Par RFI Publié le 08-12-2015 Modifié le 08-12-2015 à 01:12

Au Rwanda, le procès de l'ancien chef de la garde présidentielle Tom Byabagamba et du général en retraite Frank Rusagara a commencé sur le fond. Tout deux sont jugés par un tribunal militaire pour « incitation au soulèvement ou trouble à l'ordre public ». Lors de cette audience au cours de laquelle les prévenus ont une nouvelle fois plaidé non coupable, ce sont les accusations pesant sur le colonel d'active qui ont été débattues. L'arrestation coup sur coup de hauts gradés en août 2014 avait suscité toutes sortes d'hypothèses : fébrilité du régime, complot déjoué ou remise au pas de fortes têtes...

L'accusation dit se baser sur des témoignages de quatre officiers selon lesquels Tom Byabagamba avait l'habitude de déclarer que le gouvernement rwandais était derrière l'assassinat de Patrick Karegeya, l'ancien chef des renseignements rwandais passé dans l'opposition et retrouvé mort visiblement étranglé en Afrique du Sud en janvier 2014. Des propos qui auraient été tenus alors que le colonel d'active occupait des fonctions à l'état-major de la mission de l'ONU au Soudan du Sud. Toujours selon ces témoignages, Tom Byabagamba avait même suggéré aux militaires de « venger » cette mort.

Des procès verbaux montés toute pièce, a réagi à la barre l'ancien tout puissant chef de la garde présidentielle. « Comment des on-dit peuvent-ils servir de preuves ? », a-t-il également déclaré.

Un de ses avocats s'est quant à lui insurgé : l'un des quatre témoins à charge n'est autre que le juge ayant présidé le pré-procès du colonel d'active. « Comment peut-on être juge et témoin dans un même dossier ? », s'est interrogé Me Valery Gakunzi. « Je n'appelle pas ça un procès équitable. »

Source: RFI

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www.rwamucyo.com, 10/12/2015

Il y a environ 11 mois ...

Rwanda: ouverture du procès des officiers Rusagara et Byabagamba

Le général Frank Rusagara (à droite) et le colonel Tom Byabagamba (à gauche).
© RFI/Bryson Bichwa

 

Par RFI Publié le 28-01-2015 Modifié le 28-01-2015 à 08:13

 

Le procès sur le fond de l’ancien chef de la garde présidentielle et d’un général à la retraite, - tous d’eux d’anciens membres du premier cercle du pouvoir - s’est ouvert mardi 27 janvier en cour martiale. Ils sont notamment accusés de « propagations de rumeurs » visant à provoquer un soulèvement contre le pouvoir. L’arrestation, en août dernier, de ces hauts gradés avait suscité de nombreuses hypothèses : fébrilité du régime, complot déjoué contre Paul Kagame ou encore remise au pas de fortes têtes... Ils plaident non coupable.

« Incitation à l’insurrection », actes visant à « ternir l’image du pays » ou encore « mépris du drapeau national », autant de charges qui pèsent sur le colonel Tom Byabagamba, l’ancien tout puissant chef de la garde présidentielle, et le général en retraite Frank Rusagara.

Si mardi la cour n’a pas détaillé les faits qui leur sont reprochés,  le parquet les avait accusés, lors d’audience préalable, d’avoir tenté de retourner des responsables militaires contre le pouvoir pour le premier, et pour le second, d’avoir relayé la « propagande » du RNC, ce parti d’opposition en exil qualifié par Kigali de terroriste.

Le parquet avait par exemple accusé M. Rusagara d’avoir dit à plusieurs occasions que le président rwandais était « un dictateur » à la tête d’un « Etat policier ».

A la barre, les prévenus ont plaidé non coupable. La séance a été rapidement ajournée car un troisième prévenu, le chauffeur de M. Rusagara, qui lors de l’audience toussait et semblait fébrile, a assuré qu’il nécessitait des soins médicaux. Ce dernier, accusé de dissimulation de preuves, avait lors d’une audience préalable, affirmé avoir été torturé en détention.

L’audience reprend dans un mois, le 25 février 2015.

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www.rwamucyo.com, 10/12/2015

 


 

 

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