"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"
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Analyse du rapport Mutsinzi par le collectif Vérité et le colonel Luc Marchal
Il est mentionné dans le chapitre sur la méthodologie que le comité a accordé beaucoup d'importance aux témoignages émanant d'officiels de la Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR). Particulièrement ceux des casques bleus de service à l'aéroport de Kanombe la nuit du 6 avril 1994 dont certains occupaient des services-clés, tel la tour de contrôle. En tant que responsable du Secteur Kigali de la MINUAR, je tiens à préciser qu'aucun casque bleu n'occupait la moindre fonction ou présence à l'intérieur de la tour de contrôle.
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"Lecture dudit rapport terminée, notre interrogation n'est en rien levée, bien au contraire. Nous avons le sentiment d'avoir pris connaissance d'une parodie d'enquête dont le scénario était écrit d'avance. Tout au long des 186 pages du document, nous assistons à un long réquisitoire à sens unique dont le seul exercice est de démontrer la totale innocence du FPR et la machiavélique culpabilité des extrémistes hutu. Le comité n'a même pas essayé de faire semblant. Les sujets délicats, ceux qui risquaient de mettre à mal son "indépendance", ont été systématiquement évacués d'un revers de la main. Les autorités rwandaises pouvaient bien reprocher au juge Bruguière de ne pas avoir instruit à charge et à décharge. Le comité Mutsinzi n'est certainement pas en reste.
Sur base de supputations, d'affirmations qui ne tiennent aucun compte d'années de travail du TPIR, d'hypothèses parfois farfelues, de postulats qui ne sont en rien démontrés, voire de
contre-vérités, le tout appuyé par la contribution de témoins dont la liberté d'expression est plus qu'incertaine, le comité élabore au fil des pages une trame qui ne peut que le conduire là où il doit aller. Et, en bout de course, force est de constater qu'il ne démontre rien du tout. Pour une enquête dont l'objet est précisément de découvrir les divers rouages de l'attentat, le constat est bien maigre. On connaît ceux qui ont été désignés comme les commanditaires en général, mais on ignore tout sur le ou les auteurs, sur leur modus operandi, de même que sur l'arme du crime. Au moins faut-il reconnaître que l'enquête du juge Bruguière est nettement plus précise sur ces questions fondamentales. Même si on ne partage pas forcément sa façon de voir les choses. Le paradoxe de la situation est que le travail du comité indépendant d'experts frise à ce point l'inconsistance, qu'il n'en crédibilise que plus le travail réalisé par le juge français et son équipe ; alors qu'à l'origine, sa finalité était de le réduire à une peau de chagrin."
Lire l'analyse du colonel Luc Marchal dans son intégralité.
Le collectif pour la Vérité
Luc Marchal
ancien commandant secteur Kigali/MINUAR
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L'analyse du rapport Mutsinzi par le collectif "Vérité" sous la coordination du colonel Luc Marchal,adjoint du général Roméo Dallaire, commandant des casques bleus au Rwanda au sein de la MINUAR, montre que la recherche de la vérité sur la tragédie des Grands Lacs est en marche forcée par le refus catégorique du mensonge.
Droit de Vérité, Devoir de Justice, www.rwamucyo.com 30.01.2010
Reportage de la télévision TF1 sur le Dr Rwamucyo Eugène
"Etre libre, on ne le dira jamais assez, c'est vouloir aussi la liberté de l'autre, pour celui qui ne pense pas comme soi. C'est ne respirer soi-même largement que si l'on est assuré que l'autre n'étouffe pas dans un cachot." (Gabriel Marcel)
