"Accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité"
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Le pouvoir de Kigali se défend: conférence de lutte contre le génocide du 5 au 6 février 2010
Kigali, 05.02.2010 - Conférence de JDD Mucyo.
En marge de la conférence organisée par Jean de Dieu Mucyo, Monsieur Alain Gauthier du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR), a, dans les colonnes du journal pro-gouvernemental New Times "fustigé la justice française de retard à statuer sur l'extradition vers le Rwanda, du Dr Sosthène Munyemana". Le jugement du Tribunal de Bordeaux sur cette demande d'extradition a été reporté au 3 juin 2010.
Le conférence est convoquée par Jean de Dieu Mucyo. Il convient de faire connaissance avec ce justicier du FPR.
Jean de Dieu Mucyo est connu comme originaire de Butare (Nyanza). Ancien fonctionnaire du Ministère de la justice (à 19 ans), il fut directeur administratif et financier EMUJECO et conseiller juridique de différentes entreprises après ses études à la faculté de droit de l'Université Nationale du Rwanda. Il s'enrôle ensuite dans les rangs du FPR et, après une formation accélérée à Mulindi, il est gratifié du grade de sergent, grand justicier de son maquis. En décembre 1994, il est repéré au Ministère de la Défense et le sergent se distingue par des "méthodes expéditives et participa à des massacres de civils Hutu organisés alors par le Général Fred Ibingira, commandant de la Division Centre Kigali-Gitarama". Ses actes de répression, d'arrestations arbitraires et de disparitions massives restent jusqu'aujourd'hui impunis. C'est pour le protéger contre d'éventuelles poursuites qu'il a été nommé comme Directeur de la Police judiciaire au Ministère de la Justice. Il deviendra par la suite magistrat au Conseil de guerre et enfin, Ministre de la Justice (1999-2003), en récompense de bons et loyaux "services rendus" au pouvoir du FPR.
Au départ des frères Gahima Gérard et Rudasingwa Théogène, le Président Paul Kagame préférera Mucyo au poste de procureur général (2004-2006) du Rwanda. C'est à ce poste de procureur qu'il a confectionné la "liste des 93 présumés-génocidaires recherchés à l'étranger" (avril 2006). Mucyo sera chargé depuis 2006, de chercher et trouver les éléments permettant de montrer l'implication de l'Etat français dans la préparation et l'exécution du génocide rwandais de 1994. Il rendra rendu public un rapport connu sous le nom de "Rapport Mucyo" le 15 novembre 2007 (Commission Nationale indépendante chargée de rassembler des preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpetré au Rwanda en 1994".
Dans l'exercice de ses fonctions, Mucyo a offert au régime une nouvelle infraction dénommée "Idéologie génocidaire qu'il va inscrire dans le marbre par 14 articles de la constitution rwandaise avec le plaidoyer de culpabilité obligatoire à la clef.
Avec son brevet d'invention, le Président Paul Kagame va lui léguer le secrétariat exécutif de la "Commission Nationale de lutte contre "l'idéologie génocidaire" (Ingengabitekerezo) - CNLG, devenu l'arme de destruction massive contre les opposants réels et potentiels du pouvoir en place.
Dans l'attente des conclusions de la Conférence Mucyo. Affaire à suivre.
Droit de vérité, devoir de Justice
www.rwamucyo.com, 05.02.2009
Reportage de la télévision TF1 sur le Dr Rwamucyo Eugène
"Etre libre, on ne le dira jamais assez, c'est vouloir aussi la liberté de l'autre, pour celui qui ne pense pas comme soi. C'est ne respirer soi-même largement que si l'on est assuré que l'autre n'étouffe pas dans un cachot." (Gabriel Marcel)
